Certains regards

10 mai 2008

Femmes aux Enchères

Ca y'est!

C'est fait!

On vend des femmes, des corps, des sexes aux enchères!

ooo

A quand la vente d'organes, d'oreilles? de nez?... ça pourrait peut être nous aider à survivre à la vue de la hausse des prix...

000

Lien:

http://cgi.ebay.fr/Week-end-shooting-and-girl-a-Bratislava_W0QQitemZ160238819639QQihZ006QQcategoryZ58745QQssPageNameZWDVWQQrdZ1QQcmdZViewItem

000

La prostitution est une atteinte aux droits de l’homme. Elle n’est pas un métier, une fatalité ou encore un mal nécessaire. C’est une forme d’esclavage.

En latin « prostituere » signifie exposer au public. Aujourd’hui, la prostitution se définit comme « un marché où s’effectue la rencontre entre une offre et une demande, dont l’intention est l’échange d’un service sexuel contre de l’argent.» (encyclopedia universalis). C’est un acte sexuel rémunéré. A partir de cette définition, on voit déjà que la personne prostituée est réduite à un état de marchandise. La dimension économique est posée comme essentielle.

L’anonymat, l’absence de choix de partenaires, le plaisir exclu entrent aussi dans la définition de la prostitution.

000

000

ooo

affi_nid

Voilà le mail que nous avons tenu à envoyer à Ebay (vous aurez tous reconnu ce site...) pour dénoncer l'annonce. Nous avons également diffusé l'information autour de nous et aux associations (Le Mouvement du Nid..) défendant les droits de l'homme.

"Bonjour, cette annonce fait l'apologie de la prostitution, propose des services sexuels. La prostitution est considérée comme un escalavage à part entière en France, dans la charte des droits de l'homme et, le proxenetisme est fortement condamné et pénalisé. En diffusant les différentes offres de cette annonce, vous pourriez être taxé, à juste titre de proxénetisme.
Ces pratiques ont été dénoncées sur notre site:
www.certainsregards.canalblog.com
J'espère que vous allez rapidement les retirer. Nous ne pouvons pas accepter cette derive là ou bien: à quand la vente d'organes? "

A.T

Posté par Guimelie à 22:25 - Commentaires [5] - Permalien [#]


31 mars 2008

La banderole anti ch'tis : halte à l'hypocrisie !

Vous n'avez pas pu ne pas en entendre parler, c'est l'affaire médiatique du moment, la fameuse banderole anti-ch'tis déployée par certains supporters du PSG lors de la finale de la coupe de la ligue remportée face à Lens. Mais derrière cet emballement médiatique se cache en fait un concentré d'hypocrisie et de mauvaise fois. En effet, côté Lensois on a rapidement joué la carte de l'indignation, allant jusqu'à réclamer que la finale soit rejouée, voire même gagnée sur tapis vert (c'est vrai que la banderole a vraiment fait un très beau match, et sans elle, nul doute que le coup de génie de Pauleta aurait été impossible), alors que tous ceux qui suivent le foot régulièrement savent très bien que ce genre de banderoles sont monnaie courante, sauf que d'habitude, les médias n'en parlent pas, peut être aussi parce que d'habitude les équipes qui perdent n'ont pas la mauvaise fois de demander à ce que le match soit rejoué sous ce genre de prétextes.

Nul doute que les dirigeants Lensois ont aussi su profiter du succès populaire de Bienvenue chez les ch'tis pour faire un peu plus pleurer dans les chaumières allant jusque parler de "viol" (je ne les ai en revanche jamais entendu commenter les banderoles des supporters Lensois du type de celle que vous pouvez lire ci-dessous...). Je tiens au passage à souligner l'intervention mesurée de Bernard Laporte et Roselyne Bachelot qui, à l'inverse d'un Frédéric Thiriez complètement dépassé par l'emballement médiatique, ont insisté pour qu'on ne fasse pas d'amalgame entre d'un côté le sportif, et de l'autre des incidents de tribunes, «Je ne suis pas pour l'annulation, même si je comprends l'émotion et l'indignation, parce que ça reviendrait effectivement à remettre les clés des matches entre les plus mauvais des supporters qui pourraient évidemment à tout moment tromper le cours du match, en apposant une banderole» a ainsi déclaré la ministre des Sports. Soyons clairs, bien évidemment les banderoles de ce type ne sont pas tolérables, mais elles ne le sont nulle part, il est donc important à mon sens de ne pas stigmatiser les Parisiens en rappelant qu'on en voit dans tous les stades, tout simplement parce que des abrutis il y en a partout. Ensuite, le propre de la justice, c'est justement d'être juste, il serait donc plaisant que tout le cirque médiatique qui entoure cette affaire n'interfère pas sur la sanction qui doit être prise, et cette sanction, si elle s'applique au club (seulement indirectement responsable, le match ayant eu lieu sur terrain neutre) ne doit, et ne peut être que financière, comme celà a toujours été le cas par le passé dans des cas similaires. Ceux qui doivent être sanctionnés très lourdement, sont ceux qui ont écrit cette banderole (et pas forcément ceux qui l'ont déployé comme j'ai pu l'entendre ici ou là, car ceux a qui on a demandé de la dérouler sont simplement ceux uqi se sont retrouvé au premier rang, ils n'étaient donc pas forcément informés de ce qui était marqué dessus), car encore une fois, le sportif n'a rien à voir là dedans, faisons preuve d'un peu de bon sens, comme le rappelle très justement Jean Michel Aulas, président de Lyon : "Les dernières décisions qui laissent à penser que les clubs sont responsables de ce qui se passe dans les tribunes sont une forme de laisser-aller de la part des hommes politiques. Nous ne sommes pas responsables des faits de la société. C'est un problème politique", avant d'ajouter "L'organisateur est la Ligue. Elle va être très embêtée, car comme la fédération met la responsabilité sur l'organisateur, c'est un peu l'arroseur-arrosé".

letedernier
"L'été dernier j'étais avec ta soeur, je faisais l'acteur" Banderole déployée par... les supporters Lensois à l'encontre des Lillois

crevemine
"Les gones inventaient le cinéma quand vos pères crevaient dans les mines" Mot d'amour des Lyonnais aux Stéphanois, venant s'ajouter notamment à "Stéphanois ordures consanguines", deux exemples parmi tant d'autres.

PS : A noter la démesure de l'affaire, la police scientifique enquête sur la banderole et une annonce a été faite tout à l'heure en direct à la télé pour dire que des morceaux de la banderole venaient d'être retrouvés... Rappelons donc que lorsque Gervais Martel, président de Lens, parlait de "viol", ce n'était qu'une métaphore...

G.B

Posté par Guimelie à 15:04 - - Commentaires [9] - Permalien [#]

10 mars 2008

Tchao Pantin ce soir à 21h00 sur Arte

Un film sombre réalisé en 1983 par Claude Berri, devenu culte grace à l'étonnante performance de Coluche dans un rôle dramatique, celui d'un pompiste alcoolique, qui lui valu un César du meilleur acteur en 1984.

Synopsis officiel : Lambert, le regard fatigué et l'oeil rougi par l'alcool, traine sa solitude dans un garage parisien. Il est pompiste de nuit. Bensoussan, jeune dealer, fuit la police et se réfugie dans la station. Ils deviennent amis. Un jour, Bensoussan est assassiné...


Tchao, pantin ! (B.A)
envoyé par moidixmois

G.B

Posté par Guimelie à 06:00 - - Commentaires [3] - Permalien [#]

09 mars 2008

The Do, "On my shoulders" live à Taratata

C'est le buzz musical du moment et ce n'est pas immérité tant l'album A mouthful regorge de chansons originales. On passe de titres purement pop rock à d'autres plus hip hop, en passant par des chants aux intonations Africaines, le tout dans la plus grande cohérence qui soit.
Utilisé dans une pub pour les cahiers Oxford, On my shoulders est le tube qui a fait connaître ce duo Franco-Finlandais qui nous livre ici une belle performance en live.

G.B

Posté par Guimelie à 16:36 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

08 mars 2008

Paris

Aicone_etoile_pleineAicone_etoile_pleineAicone_etoile_videAicone_etoile_vide

parisUn film réalisé par Cédric Klapish, sortie au cinéma le 20 février.

Pierre (Romain Duris) est malade, il va peut être mourir, ce qui l'amène à avoir un regard différent sur les choses, sur la vie, et sur les gens. Du haut de sa fenêtre, et de sa mort peut être prochaine, il regarde des vies et des gens différents se croiser dans Paris. C'est ainsi qu'on se retrouve ici face à un film chorale foisonnant de personnages et d'acteurs connus et reconnus : une boulangère raciste (Karin Viard), un historien, maitre de conférence (Fabrice Luchini) qui va tomber amoureux d'une de ses étudiantes (Mélanie Laurent) et dont le frère est architecte et mène une vie parfaitement heureuse (François Cluzet). Mais aussi une assistante sociale (Juliette Binoche), soeur de Pierre, quadragénaire qui élève seule ses enfants, et qui va sympathiser avec des vendeurs de marché (Albert Dupontel, Gilles Lellouche, Julie Ferrier). Il y a aussi un clandestin Camerounais, personnage dont on comprend difficilement ce qu'il vient faire là, si ce n'est pour donner une caution sociale au film, et éviter de tomber dans le nombrilisme parisien.

Autant le dire clairement, c'est manqué, tout simplement parce qu'il joue un rôle bien trop mineur pour apporter quoi que se soit à l'histoire, on l'aperçoit en tout et pour tout 2 minutes dans le film et c'est tout. Et c'est là justement le gros défaut du long métrage de Klapisch, il y a trop de personnages pour que ceux-ci puissent être traités avec la profondeur qu'ils mériteraient. On reste donc en surface de ceux-ci, dans la superficialité même, avec ce qui se veut être des "gens normaux", mais qui ne sont finalement presque tous que des clichés ambulants. Seul Pierre échappe au massacre, et la relation qu'il entretient avec sa soeur sonne tout à fait juste, et parvient même à émouvoir, ce qui renforce l'impression que tout le reste n'est que du remplissage. C'est vraiment dommage tant cette partie de l'histoire laissait entrevoir la possibilité d'un film intimiste et touchant, qui se transforme malheureusement en un film d'artifices décevant. Ça ressemble à du Lelouch, mais à du Lelouch pas très inspiré, tant tout est trop lisse, trop mielleux, et manque parfois de crédibilité (pensez-vous qu'il arrive souvent que des jeunes bourgeoises ne jurant que par Dior et Gucci se fassent sauter par des mecs de quarante ans vendeurs de marché, dans une chambre froide à Rungis, au milieu des morceaux de viande qui pendent ?).

Alors bien sûr, ça reste tout à fait agréable à voir, le film est peuplé de bons acteurs (mention spéciale à Juliette Binoche pour sa sobriété, à l'inverse de Luchini qui devient fatiguant à toujours faire le même numéro), la bande son et la réalisation sont soignés, et le montage est très cohérent, comme toujours chez Klapisch. Mais malheureusement ça ne va pas au delà, et tout ça manque cruellement de profondeur. Ce film s'adresse avant tout à ceux qui ne vont au cinéma que pour voir et pas pour regarder, comme le veut l'expression "aller voir un film au cinéma". Aux autres, je serais tenté de dire : circulez, y'a rien à regarder, et ce qu'il y a à voir est déjà dans la (magnifique) bande annonce.


Paris bande annonce
envoyé par caro8049


Paris, c'est quand même bien mieux quand c'est chanté par Yaël Naim :


Yaël Naim - Paris
envoyé par wonderful-life1989

G.B

Posté par Guimelie à 16:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


06 mars 2008

Bienvenue chez les ch'tis

Aicone_etoile_pleineAicone_etoile_pleineAicone_etoile_videAicone_etoile_vide

chtisUn film réalisé par Dany Boon, sorti en salles le 27 février 2008.

Si on excepte le fait que la trame scénaristique tient sur une demi feuille de PQ tant le film est convenu, que Line Renaud joue archi faux de bout en bout, et que Dany Boon en fait parfois trop, si on accepte l'idée de  voir un film mielleux qui soit du sous Francis Veber, alors oui, Bienvenue chez les ch'tis est une bonne comédie. Certaines scènes prêtent à sourire, et même à rire, portées par une mécanique comique simple mais bien huilée, alors que d'autres à l'inverse nous font le coup du soufflé qui retombe, du fait de quelques faiblesses autant dans l'écriture que dans le jeu des acteurs.

On est en fait confronté ici au parfait prototype du film "TF1", Bienvenue chez les ch'tis étant à la fois une redoutable machine marketing, et un divertissement superficiel mais efficace, qui aurait pu être une vraie réussite si Dany Boon avait su échanger un peu de sa naïveté contre beaucoup de consistance.  Un film ni meilleur, ni plus mauvais qu'un autre en somme, qui ne mérite évidemment pas un tel engouement populaire, mais qu'il serait également injuste de lyncher pour de mauvaises raisons. Une comédie populaire, sans la connotation péjorative que le terme peut englober, qui profite certainement de la déception causée par Astérix aux jeux olympiques, annoncé comme la comédie de l'année, et qui s'est finalement avéré tout sauf drôle.

G.B

Posté par Guimelie à 14:51 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

25 février 2008

Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça ?

Souvenez-vous lors du débat de la campagne des présidentielles, Sarkozy narguant Royal, lui assénant qu'elle manquait de sang froid pour occuper une fonction aussi élevée que celle de Président de la République. C'est vrai que ce week end on a de nouveau eu la démonstration du calme et de la classe de notre cher président, qui a répondu avec une rhétorique implacable "casse toi pauvre con" à un homme qui lui avait dit "touche moi pas (...) tu me salis". Confirmation que quand un beauf rencontre un autre beauf, ça fait un dialogue de beaufs. Pour le défendre, la cour du président explique que Nicolas Sarkozy est un homme comme les autres, et réagit comme tout à chacun. Non, le chef de l'état n'a pas à être un Français comme tous les autres,  il est censé faire preuve d'un certain standing, or, Sarkozy continue de s'affirmer comme le représentant d'une catégorie de gens que j'appelle les BoBeaufs (Bourgeois Beaufs). Le genre de mec qui rote gaiement son repas du Fouquet's, avant d'aller draguer les gonzesses en faisant ronronner le moteur de sa Merco Benz décapotable. Il aurait presque pu être punk, mais il a préféré Mireille Mathieu aux Sex Pistols... Décidément, y'a rien à sauver chez ce type.

Rassurez moi, dites moi qu'on a pas le président que l'on mérite, car sinon, c'est qu' on a vraiment foiré nos vies en beauté, ce qui m'amènerait à proposer un suicide collectif, qui aurait l'avantage de régler tous les problèmes de chômage, de retraite (quoique, j'ai peur qu'il reste un bon paquet de vieux) etc, et de rendre plus belle, la vie des 38% de Français qui restent satisfaits de l'action du président (Sondage IFOP réalisé par téléphone du 14 au 22 février auprès d'un échantillon représentatif de 1.879 personnes âgées de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas).


Dans l'optique de ce suicide, je vous invite à visionner ce sketch, véritable condensé d'humour noir, issu de la série Les petits suicides de M.Raoul, réalisé par Najar et Perrot.


SUICIDE PIEDS DANS L'EAU (najar-perrot.com)
envoyé par FredericPerrot

G.B

Posté par Guimelie à 17:17 - - Commentaires [5] - Permalien [#]

Trois couleurs : Rouge, ce soir sur Arte.

Autant être honnête, je n'ai jamais vu ce film qui fait partie de la trilogie Trois couleurs (Bleu, Blanc et Rouge) de Kieslowski. Cela dit j'en parle tout de même, tout d'abord parce que la démarche est une vrai démarche d'auteur, celle de réaliser trois films, autour de trois couleurs (celles du drapeau Français) qui véhiculent elles même trois valeurs, le rouge étant rattaché à la fraternité. Ensuite, au delà de la simple originalité de la démarche (ce qui ne suffi évidemment pas à faire un bon film),  j'ai eu l'occasion de voir Trois couleurs : Bleu (premier épisode de la trilogie) il y a quelques années, ce qui m'amène à dire sans trop me risquer que le film de ce soir n'est pas fait par un incompétent. Et d'incompétence il n'en n'est à priori pas question non plus pour ce qui est des acteurs, de Jean Louis Trintignant à Irène Jacob, en passant par Juliette Binoche et Julie Delpy, c'est ce qu'on appelle un casting de premier ordre.

Ps : Les deux premiers longs métrages de la trilogie ont été diffusés lundi dernier, cependant je tiens à préciser que les histoires ne se suivent pas.


KIESLOWSKI - ROUGE - Bande Annonce
envoyé par birdy66

G.B

Posté par Guimelie à 14:46 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

24 février 2008

Soirée Klapisch ce soir sur France 2

A l'occasion de la sortie en salles de Paris mercredi dernier (film qui nous a déçus, nous y reviendrons plus tard sur ce blog), France 2 consacre ce soir une soirée spéciale à son réalisateur Cédric Klapisch en diffusant Les poupées Russes et Le péril jeune. Suite de L'auberge Espagnole, et dieu sait que c'est compliqué de réussir une suite, Les poupées Russes (diffusé en première partie de ce soir), s'en tire plus que bien, reprenant tous les ingrédients qui avaient fait le succès du premier opus, tout en réussissant à ne pas radoter. C'est ainsi qu'on retrouve Xavier, trentenaire ayant accompli son rêve, celui de devenir écrivain. Pour autant, le jeune homme reste un éternel adolescent à la situation instable aussi bien professionnellement qu'affectivement, ce qui va l'amener à voyager entre Paris, Londres et Saint Petersbourg, renouant par la même occasion avec certaines connaissances du passé. Un film léger et très agréable à regarder.


Les poupées russes
envoyé par onadarkdeserthighway

Film culte qui a révélé Romain Duris en 1995, Le péril jeune est un long métrage moins sophistiqué que les réalisations plus contemporaines de Klapisch, mais pas moins réussi pour autant,  car plein de fraîcheur, de douce folie, de tendresse et de nostalgie. L'histoire d'une bande de potes qui se retrouvent pour assister à l'accouchement de la compagne de Tomasi, l'un des leurs décédé peu de temps auparavant. L'occasion pour eux de se remémorer tous leurs souvenirs de lycéens à la fin des années 60.


Le Péril Jeune
envoyé par Cloux

G.B

Posté par Guimelie à 13:46 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

22 février 2008

Le cinéma Américain de 2007 en 4 films

Ce week end étant un peu le week end du cinéma (avec la cérémonie des César ce soir, et des Oscar dans la nuit de samedi à dimanche), j'ai souhaité profiter de l'occasion pour parler de 4 films que j'ai vu en 2007, mais que je n'ai pas eu le temps de chroniquer. Il se trouve que que par hasard ce sont 4 films Américains. 

L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford : Avec ce film, Brad Pitt prouve à nouveau non seulement qu'il est un grand acteur, mais aussi un grand amoureux de cinéma, capable d'utiliser sa notoriété de super star hollywoodienne au profit d'un cinéma d'auteur indépendant. En effet, L'assassinant de Jesse James... est un film très audacieux, lent et pesant à l'image de la prestation exceptionnelle de Casey Affleck. Plus que des images, ce sont les intonations de l'acteur Américain qui résonnent en moi dès que je pense à ce long métrage, je suis hanté par cette voix calme et oppressante, par ce ton presque monotone, à tel point que je plains sincèrement, et encore plus que d'habitude, tous ceux qui ont vu ce film en VF, car ils sont passés fatalement à côté de la prestation de Casey Affleck, et donc à côté de ce qui fait en partie la saveur de L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford, film très soigné à 1000 lieux des supers productions  dans lesquelles un plan ne dure jamais plus de 5 secondes.


L'assassinat De Jesse James Trailer
envoyé par yokatai

7h58 ce samedi là : Indéniablement un des meilleurs films de 2007. Un polar dont la qualité principale repose sur une mise en scène de virtuose, mais surtout sur un montage aux petits oignons qui transforme un scénario qui aurait pu être très anodin en une intrigue palpitante. Lumet distille au compte goutte des informations sur les personnages, leurs faces cachées, les liens secrets qui unissent certains d'entre eux, et petit à petit se tisse une toile qui s'avère de plus en plus noire. On ne peut être qu'admiratif devant autant de savoir faire, et de modernité dans le récit, surtout lorsqu'on sait que le réalisateur est âgé de 83 ans.

I'm not there : Un film bordélique et très original dans lequel 6 acteurs différents (dont un enfant noir et une femme (Cate Blanchett) incarnent différentes facettes d'un être pas tout à fait comme les autres : Bob Dylan. Le pari fou du réalisateur, c'est en fait d'entremêler toutes les "vies" du songwritter Américain, entre faits réels et faits rêvés ou inventés. De ce fait là, le film est très inégale, parfois envoûtant, souvent déroutant, un peu trop même.  Pourtant, même s'il reste trop confus pour être véritablement attachant, ce long métrage est tout de même un objet cinématographique pas vraiment identifié qui vaut le coup d'être vu une fois du fait son audace. N'espérez cependant pas apprendre quoique se soit sur Dylan, le but ce film poétique est plus de perpétuer la légende que de faire de grandes révélations biographiques.

Inland Empire : Avec ce film, David Lynch va au bout des obsessions qui hantent son cinéma depuis Eraserhead, en signant là son oeuvre la plus extrême et la plus inaccessible.  3 heures d'images franchement laides, pleines de pixels, dans lesquelles se succèdent des scènes totalement délirantes, malsaines et cauchemardesques auxquelles les initiés ne comprennent pas grand chose, alors que les non initiés dorment. Un film expérimental très spécial à ne pas mettre devant tous les yeux, mais qui revêt pour qui parvient à le percevoir un côté tout à fait passionnant en explosant littéralement certains codes du cinéma. Une oeuvre très aboutie qui vient se loger dans l'inconscient, et dont il est ensuite très dur de se débarrasser.

G.B

Posté par Guimelie à 19:44 - - Commentaires [2] - Permalien [#]