22 février 2008

Le cinéma Américain de 2007 en 4 films

Ce week end étant un peu le week end du cinéma (avec la cérémonie des César ce soir, et des Oscar dans la nuit de samedi à dimanche), j'ai souhaité profiter de l'occasion pour parler de 4 films que j'ai vu en 2007, mais que je n'ai pas eu le temps de chroniquer. Il se trouve que que par hasard ce sont 4 films Américains. 

L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford : Avec ce film, Brad Pitt prouve à nouveau non seulement qu'il est un grand acteur, mais aussi un grand amoureux de cinéma, capable d'utiliser sa notoriété de super star hollywoodienne au profit d'un cinéma d'auteur indépendant. En effet, L'assassinant de Jesse James... est un film très audacieux, lent et pesant à l'image de la prestation exceptionnelle de Casey Affleck. Plus que des images, ce sont les intonations de l'acteur Américain qui résonnent en moi dès que je pense à ce long métrage, je suis hanté par cette voix calme et oppressante, par ce ton presque monotone, à tel point que je plains sincèrement, et encore plus que d'habitude, tous ceux qui ont vu ce film en VF, car ils sont passés fatalement à côté de la prestation de Casey Affleck, et donc à côté de ce qui fait en partie la saveur de L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford, film très soigné à 1000 lieux des supers productions  dans lesquelles un plan ne dure jamais plus de 5 secondes.


L'assassinat De Jesse James Trailer
envoyé par yokatai

7h58 ce samedi là : Indéniablement un des meilleurs films de 2007. Un polar dont la qualité principale repose sur une mise en scène de virtuose, mais surtout sur un montage aux petits oignons qui transforme un scénario qui aurait pu être très anodin en une intrigue palpitante. Lumet distille au compte goutte des informations sur les personnages, leurs faces cachées, les liens secrets qui unissent certains d'entre eux, et petit à petit se tisse une toile qui s'avère de plus en plus noire. On ne peut être qu'admiratif devant autant de savoir faire, et de modernité dans le récit, surtout lorsqu'on sait que le réalisateur est âgé de 83 ans.

I'm not there : Un film bordélique et très original dans lequel 6 acteurs différents (dont un enfant noir et une femme (Cate Blanchett) incarnent différentes facettes d'un être pas tout à fait comme les autres : Bob Dylan. Le pari fou du réalisateur, c'est en fait d'entremêler toutes les "vies" du songwritter Américain, entre faits réels et faits rêvés ou inventés. De ce fait là, le film est très inégale, parfois envoûtant, souvent déroutant, un peu trop même.  Pourtant, même s'il reste trop confus pour être véritablement attachant, ce long métrage est tout de même un objet cinématographique pas vraiment identifié qui vaut le coup d'être vu une fois du fait son audace. N'espérez cependant pas apprendre quoique se soit sur Dylan, le but ce film poétique est plus de perpétuer la légende que de faire de grandes révélations biographiques.

Inland Empire : Avec ce film, David Lynch va au bout des obsessions qui hantent son cinéma depuis Eraserhead, en signant là son oeuvre la plus extrême et la plus inaccessible.  3 heures d'images franchement laides, pleines de pixels, dans lesquelles se succèdent des scènes totalement délirantes, malsaines et cauchemardesques auxquelles les initiés ne comprennent pas grand chose, alors que les non initiés dorment. Un film expérimental très spécial à ne pas mettre devant tous les yeux, mais qui revêt pour qui parvient à le percevoir un côté tout à fait passionnant en explosant littéralement certains codes du cinéma. Une oeuvre très aboutie qui vient se loger dans l'inconscient, et dont il est ensuite très dur de se débarrasser.

G.B

Posté par Guimelie à 19:44 - - Commentaires [2] - Permalien [#]


Commentaires sur Le cinéma Américain de 2007 en 4 films

    moi j'ai vu juste inland empire et vraiment je me reconnais ds ce que tu dis sur les non initiés! c'est le film le plus étrange que j'ai jms vu! lol non mais faudra que tu m'expliques ce qu'il y a de bien ca m'intéresse!

    Posté par nicolas, 22 février 2008 à 23:19 | | Répondre
  • Ne serait-ce que le fait que se soit le film le plus étrange que t'ai jamais vu, ça lui donne un intérêt particulier je trouve On en parlera à l'occasion.

    Posté par Guillaume, 23 février 2008 à 18:52 | | Répondre
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