08 mars 2008

Paris

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parisUn film réalisé par Cédric Klapish, sortie au cinéma le 20 février.

Pierre (Romain Duris) est malade, il va peut être mourir, ce qui l'amène à avoir un regard différent sur les choses, sur la vie, et sur les gens. Du haut de sa fenêtre, et de sa mort peut être prochaine, il regarde des vies et des gens différents se croiser dans Paris. C'est ainsi qu'on se retrouve ici face à un film chorale foisonnant de personnages et d'acteurs connus et reconnus : une boulangère raciste (Karin Viard), un historien, maitre de conférence (Fabrice Luchini) qui va tomber amoureux d'une de ses étudiantes (Mélanie Laurent) et dont le frère est architecte et mène une vie parfaitement heureuse (François Cluzet). Mais aussi une assistante sociale (Juliette Binoche), soeur de Pierre, quadragénaire qui élève seule ses enfants, et qui va sympathiser avec des vendeurs de marché (Albert Dupontel, Gilles Lellouche, Julie Ferrier). Il y a aussi un clandestin Camerounais, personnage dont on comprend difficilement ce qu'il vient faire là, si ce n'est pour donner une caution sociale au film, et éviter de tomber dans le nombrilisme parisien.

Autant le dire clairement, c'est manqué, tout simplement parce qu'il joue un rôle bien trop mineur pour apporter quoi que se soit à l'histoire, on l'aperçoit en tout et pour tout 2 minutes dans le film et c'est tout. Et c'est là justement le gros défaut du long métrage de Klapisch, il y a trop de personnages pour que ceux-ci puissent être traités avec la profondeur qu'ils mériteraient. On reste donc en surface de ceux-ci, dans la superficialité même, avec ce qui se veut être des "gens normaux", mais qui ne sont finalement presque tous que des clichés ambulants. Seul Pierre échappe au massacre, et la relation qu'il entretient avec sa soeur sonne tout à fait juste, et parvient même à émouvoir, ce qui renforce l'impression que tout le reste n'est que du remplissage. C'est vraiment dommage tant cette partie de l'histoire laissait entrevoir la possibilité d'un film intimiste et touchant, qui se transforme malheureusement en un film d'artifices décevant. Ça ressemble à du Lelouch, mais à du Lelouch pas très inspiré, tant tout est trop lisse, trop mielleux, et manque parfois de crédibilité (pensez-vous qu'il arrive souvent que des jeunes bourgeoises ne jurant que par Dior et Gucci se fassent sauter par des mecs de quarante ans vendeurs de marché, dans une chambre froide à Rungis, au milieu des morceaux de viande qui pendent ?).

Alors bien sûr, ça reste tout à fait agréable à voir, le film est peuplé de bons acteurs (mention spéciale à Juliette Binoche pour sa sobriété, à l'inverse de Luchini qui devient fatiguant à toujours faire le même numéro), la bande son et la réalisation sont soignés, et le montage est très cohérent, comme toujours chez Klapisch. Mais malheureusement ça ne va pas au delà, et tout ça manque cruellement de profondeur. Ce film s'adresse avant tout à ceux qui ne vont au cinéma que pour voir et pas pour regarder, comme le veut l'expression "aller voir un film au cinéma". Aux autres, je serais tenté de dire : circulez, y'a rien à regarder, et ce qu'il y a à voir est déjà dans la (magnifique) bande annonce.


Paris bande annonce
envoyé par caro8049


Paris, c'est quand même bien mieux quand c'est chanté par Yaël Naim :


Yaël Naim - Paris
envoyé par wonderful-life1989

G.B

Posté par Guimelie à 16:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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